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Presse écrite


Logo La Voix du NordLa Voix du Nord (Jean-Marie Duhamel) - Janvier 2015

Michel Quint: aux marges de la métropole, «le livre des contrées oubliées»

Dans son dernier roman, Michel Quint met en scène un forain revenu sur les pas de son enfance entre Roubaix et Wattrelos. Au-delà du destin des personnages, «J’existe à peine» évoque la fin du monde ouvrier.

Photo CHRISTOPHE LEFEBVRE

Les romans de Michel Quint ont souvent pour cadre la région. Le romancier serait-il aussi géographe et historien?

«Je pars souvent d’un paysage: ici, les franges de la métropole lilloise où je vis, tout particulièrement Roubaix, Wattrelos, à différents moments du passé, figés dans ce passé textile qui n’est plus. J’aime que les choses soient vérifiables – La Lainière, entre Roubaix et Wattrelos, reste aujourd’hui un bâtiment dont personne ne sait vraiment ce qu’on peut en faire – mais je n’ai pas la dimension photo. Je me méfie de l’obsession du bouton de guêtre, histoire qu’on ne vienne pas me dire que j’écris que le panneau était rouge alors qu’il était bleu! Tout cela relève d’une construction mentale: je ne suis pas un photographe du réel.»

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Logo Le DevoirLe Devoir (Catherine Lalonde) - Janvier 2015

Vitrine du livre
J'existe à peine, Michel Quint

Un bon polar dans le Montparnasse d'après guerre.

Couverture du livre J'existe à peine - Éditions Héloïse d'Ormesson L’univers des forains hante l’imaginaire de Michel Quint. L’auteur, connu pour ses romans noirs, tâte régulièrement d’autres genres. On trouvait dans sa merveilleuse novella Effroyables jardins (Joëlle Losfeld, 2000) des clowns faisant plus que survivre à l’horreur de la Seconde Guerre, et se liant malgré leurs allégeances. Un cascadeur à moto sévissant dans les foires traversait Cake-walk (Joëlle Losfeld, 2001). Cette fois, voici Alexandre: ce transformiste-caméléon, adepte de Fregoli et de tous les travestismes, oeuvre sur les places publiques à remettre en scène des faits divers, souvent sordides, qui ont frappé l’imaginaire. Artiste mineur au grand talent, il retourne, à la suite d’une grave malchance professionnelle, au village de son enfance.
La langue de Michel Quint est encore ici une force; son rythme, sa crudité, l’utilisation des patois composent une belle musique, rebondissante. D’abord récit d’un retour aux sources, la trame est augmentée de l’histoire d’une région et d’amours doubles, avant de pécher dans le dernier quart par trop d’explosions dramatiques. Retrouvailles avec la mère biologique; dévoilement des malheurs d’enfance, si épouvantables qu’Aurore l’enfant martyre semble presque bénie; mort tragique de la nouvelle aimée, etc. Si le zoom sur une vie artistique hors norme expose un monde fascinant, trop, c’est trop, et nous voilà, lecteur charmé des premières pages, dégoulinant sous le pathos des dernières.

 
Logo du FigaroLe Figaro (Bruno Corty) - Novembre 2013

La veuve noire de Michel Quint mène l'enquête

Un bon polar dans le Montparnasse d'après guerre.

Michel Quint aime les mots. Depuis Le Testament inavouable, en 1984, ce professeur de lettres, comédien et metteur en scène à Lille, a publié trente-neuf ouvrages chez différents éditeurs, le plus célèbre étant Effroyables jardins, en 2000 chez Joëlle Losfeld. Le livre, traduit dans vingt-cinq langues, adapté au cinéma et au théâtre, fut vendu à près d'un million d'exemplaires.

 

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Logo de TGV magazineTGV magazine - Mai 2013

Michel Quint

La nouvelle policière du mois

Auteur d'Effroyables jardins (adapté au cinéma en 2003), cet ancien professeur a obtenu le Grand prix de littérature policière en 1989 pour Billard à l'étage, et vient de publier En dépit des étoiles (éditions Héloïse d'Ormesson). Il livre cette nouvelle en exclusivité pour TGV magazine.

 

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Logo du magazine littéraire Le magazine littéraire - Pierre-Edouard Peillon - Avril 2013

Michel Quint, Lille noire

Comme dans un fameux soupir baudelairien, mais cette fois-ci inversé, En dépit des étoiles laisse entendre que le coeur d'un mortel change plus vite, hélas! que la forme d'une ville. Cette différence rythmique, Michel Quint l'inscrit au coeur de son nouveau roman, dans lequel Jules, le narrateur, multiplie les allers-retours dans une métropole lilloise qui, bien qu'elle exhale une impression d'effervescence, couve un certain statisme puisque chaque lieu semble cloisonné géographiquement: l'agence immobilière familiale, l'In Quarto pour boire des coups, le Loveless Night pour passer les soirées, et l'appartement juste pour dormir. Mais surtout l'inversion de la lamentation romantique marque un divorce - et tout le livre ne sera finalement qu'une histoire de séparations, un bouquet de ruptures que Jules pourra offrir à son amour naissant.

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